A bout de souffle
Rêver. Et se réveiller. Se rendre compte que rien n’était réel. Ses cheveux blonds n’escaladeront plus les montagnes, je n’entendrais plus le bruit assourdissant de son skate roulant dans la petite rue, je n’aurais plus la crainte de voir la tête blanche du voisin fou jaillir de sa fenêtre pour lui crier dessus.
Quand j’ai commencé les premières lettres de cet article, je voulais vous parler de mon rêve de cette nuit. Mais c’est celui-ci qui s’est imposé à moi. Celui que j’ai fait la semaine dernière et que j’ai refoulé jusqu’à aujourd’hui.
Il est parti en Avril et c’est très égoïstement que je pense à lui : se souvenait-il de moi ? Lui arrivait-il de penser à moi comme je pensais à lui ? La simple évocation du film X-Men lui ramenait-elle en mémoire nos souvenirs communs ?
Je l’avais déjà perdu depuis longtemps. Mais je pensais le retrouver un jour. Je viens de me rendre compte qu’il était trop tard.


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