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Le blues du matin

14 Août 2013, 10:20am

Publié par Soussou

Quand le réveil sonne, l’Amoureux est déjà parti depuis 2 heures et je me suis déjà réveillée plusieurs fois pour récupérer entre les pâtes de ma MaMonstre un objet bruyant (pièce, stylo, tomate, plastique => ne rayer aucune mention).

La routine est bien huilée : remplir et brancher la bouilloire, douche, petit-déjeuner, derniers préparatifs, départ. Je le fais sans réfléchir, comme une automate.

Je travaille à 40 minutes en voiture de chez moi. Je descends donc à ma voiture, démarre, traverse une partie de la ville et arrive sur l’autoroute. Et c’est là que l’angoisse commence. Assez tard pour que je ne puisse pas dire « Non, aujourd’hui je n’y vais pas, je reste là, j’ai plein de choses à faire ici et rien là-bas ». J’y vais donc. Et durant le trajet, je ressasse. Mes rêves (et vous savez qu’en règle générale ce n’est pas bon signe), la journée à venir, les choses qui m’ont contrariées la veille.

Résultat j’arrive au bureau complétement déprimée. Y a des jours où c’est pire que d’autre. Hier c’était pire. J’ai passé ma matinée à alterner crises de larmes et façade « je gère ».

En règle générale, la pause du midi apporte un certain réconfort. Hier, par exemple, nous sommes allées à la piscine avec LaFilleDuBureauDACôté. Bon y avait trop de monde et surtout d’enfants donc on n’a pas nagé beaucoup, mais sortir du bureau, de cette ambiance, voir le soleil, ça m’a un peu sauvé.

Avant (avant quoi je ne sais pas exactement, mais avant) j’étais plutôt une fille du matin. Je ne reculais jamais l’heure de mon réveil, à peine il commençait à sonner j’étais debout, j’étais beaucoup plus efficace le matin pour écrire, répondre à des mails, envoyer des trucs et des machins, ranger, trier. Même lorsque j’étais à la fac et que j’avais un devoir à rendre, je me levais tôt, je travaillais d’une traite. Dès que je m’arrêtais pour manger, c’était fini. Incapable de me remettre à bosser.

Je sais pas si ce changement augure une modification de mon rythme, qu’à partir de maintenant je ne serais plus aussi efficace le matin. Le problème c’est que le phénomène ne s’est pas inversé : ce n’est pas parce que je ne suis plus efficace le matin que l’après-midi je le deviens.

Le blues du matin

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